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David Clément Bayard, de Montretout au Palais des sports

Ils font Saint Cloud 07/11/2019

Certaines musiques vous marquent pour la vie. À l’instar de l’opéra rock Starmania qui dès l’enfance a imprimé son sceau indélébile dans la tête et dans le coeur du Clodoaldien David Clément Bayard. À 40 ans, l’homme affiche sereinement son admiration pour Michel Berger et les grands compositeurs de musiques de film comme John Barry ou Hans Zimmer. Il y a pire comme références !

La musique m’a fait vivre des états de joie et de peines intenses. Elle continue de me porter de la même manière. » Même si le chemin n’a pas toujours été simple, David Clément Bayard a touché son rêve du doigt. Auteur-compositeur depuis une vingtaine d’années, il a démarré par les musiques de films institutionnels, écrit des chansons pour Mireille Mathieu, pour Michelle Torr, pour les Stentors, ou fait des arrangements pour Michel Sardou.

« Au fil des ans, j’ai eu envie d’écrire des textes plus personnels. Dès qu’une chanson me plaisait, je la mettais de côté en attendant de trouver un sujet et d’en faire un spectacle. » Dix ans d’écriture plus tard, Bouddha (de son vrai nom Siddhartha) est apparu comme une évidence à l’auteur-compositeur pour imaginer une histoire d’amour, inconditionnelle et universelle.

« Avec cet opéra rock, je ne vends pas le bouddhisme. Je mets en musique l’histoire d’une personnalité de feu. Celle d’un prince destiné à régner, qui s’est rebellé et a exploré la vie dans tous ses excès, avant de découvrir la voie de l’éveil et devenir un maître de sagesse. Au-delà du questionnement philosophique sur la nature de l’homme, il y a aussi la relation compliquée et l’affrontement vécus avec son père il y a 2 500 ans, qui sont finalement très actuels. »

L’histoire de Bouddha est née à Saint-Cloud

Qu’on ne s’y trompe pas, ce Siddhartha-là n’est pas une adaptation du roman d’Hermann Hesse. Le livret de L’Opéra Rock est né à Saint-Cloud, dans le studio d’enregistrement de David. À deux pas de chez son beau-père Laurent Ventura - le fils du grand Lino - et de l’hôtel Quorum, devenu le QG de l’équipe depuis le début de l’aventure, il y a deux ans et demi. « J’ai mis tout ce que j’aime dans ce grand show poétique : la pop rock, la variété, des grandes voix, les choeurs, les grosses guitares et les violons. La plupart des 54 chansons du spectacle ont été enregistrées ici. »

Le choix de la troupe, plutôt jeune, est lui aussi une belle histoire de coups de foudre et d’émotion. C’est tout de même le résultat d’un casting de longue haleine. Au final, une trentaine de chanteurs et de cascadeurs vont habiter la scène et faire résonner la salle du Palais des Sports de Paris à partir du 26 novembre pour 42 représentations. Une fresque romanesque de plus de deux heures, chantée de bout en bout, magnifiée par plus de trois cents costumes indiens. On ne peut s’attendre qu’à une très bonne surprise !

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