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Quartier Hippodrome/Fouilleuse

Tout commence quand Napoléon III achète le domaine de Fouilleuse, ancien fief de l’abbaye de Saint-Denis, pour y créer une ferme modèle où seront expérimentées les premières machines agricoles à vapeur. Dès 1860, les 77 hectares d’exploitation céréalière accueillent une démonstration de moissonneuses, puis un concours international de matériel agricole. Ravagée par les combats franco-prussiens de janvier 1871, la ferme devient une colonie pénitentiaire. Début 1898, le domaine est vendu par l’État à un riche propriétaire-éleveur de chevaux, Edmond Blanc, fils du fondateur de la Société des bains de mer de Monaco et déjà propriétaire du haras de Jardy.

En trois ans, le site se métamorphose en « champ de courses de Saint-Cloud », sa dénomination officielle lors de son inauguration en 1901 : agrandi, le domaine se pare de pistes de 50 mètres de largeur, aux amples courbes et à l’impressionnante ligne droite d’un kilomètre, et de divers bâtiments de style anglo-normand, écuries, tribunes, pavillon de pesage et demeure d’Edmond Blanc (par Léon Berthault, l’architecte à qui l’on doit l’hôtel Normandy à Deauville).

Les jours de course, le train fait même halte au Val d’or, où une gare est construite en 1911. Admiré en 1905 par le roi d’Angleterre Édouard VII, le champ de courses subit un nouveau changement radical en 1915 : il est alors réquisitionné pour accueillir le fameux « camp canadien », cet hôpital militaire où médecins et infirmières, tous volontaires québécois, viennent soigner les Poilus blessés. En 1919, chevaux et jockeys reprennent possession du site ; le « Prix du Président de la République » est transféré de Maisons-Laffitte à Saint-Cloud, devenant ainsi le Grand Prix de Saint-Cloud, et aux Jeux olympiques d’été de 1924, le site accueille les épreuves de polo.

Partiellement transformé en un vaste jardin potager pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’hippodrome est racheté après-guerre par Marcel Boussac, le puissant industriel ayant fait fortune dans les tissus. Toujours loué à la Société sportive d’encouragement, qui entreprend de le moderniser, le site devient plus fonctionnel. Les pittoresques bâtiments de style anglo-normand épargnés sont classés monuments historiques en 1986, et l’ensemble est reconnu site naturel classé en 1998.

En 2014, la mobilisation des Clodoaldiens, avec le propriétaire France Galop, contre un projet gouvernemental de construction massive du site a prouvé l’attachement de la population à ce précieux poumon vert en pleine ville. Parmi les 32 courses annuelles ayant lieu à l’hippodrome, le prestigieux Grand Prix de Saint-Cloud offre une belle occasion de découvrir ou mieux connaître ce lieu chargé d’histoire !

Votre délégué de quartier

Guezenec

 

Notre quartier est un doux mélange de générations, avec ses deux crèches, son école (qui fête ses 40 ans en 2019 !) et Les Jours heureux, résidence « autonomie », où j’ai plaisir à déjeuner avec les résidents une fois par mois, ce qui me permet de leur donner des informations sur la ville ou de répondre à leurs questions. C’est un petit village, plusieurs générations y vivent ensemble !

Dans notre petit quartier, les enfants peuvent aller à l’école sans traverser de rue ! On se retrouve aussi volontiers aux beaux jours dans le petit square, point de ralliement des mamans et des nounous. On prend soin les uns des autres, avec par exemple la salle de l‘association l’APAJ. Mon coup de cœur ? La promenade de l’hippodrome, lieu de balade et de rencontres pour tous les âges. On marche, on court, on pédale, on discute et on profite de la belle vue sur l’hippodrome… On y fait même du ski ou de la luge quand il y a de la neige ! J’y marche régulièrement ce qui me permet de rencontrer des Clodoladiens comme un de nos voisins qui la parcourt en fauteuil et discute avec ceux qui peuvent s'arrêter un peu...

Mireille Guezenec
Professeur d'italien, retraitée